CERBERES
Collectif d’Epargnants Régulateur de Banques Et Répresseur de l’Exploitation Spéculativiste
Un nouvel instrument de lutte contre la domination du système financier et bancaire international sur les peuples souverains
Sommaire :
I ) Panorama succinct de la situation politique et économique actuelle
II) Philosophie du Collectif CERBERES
III) Revendications du Collectif CERBERES
IV) Actions à engager par les membres du Collectif CERBERES
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I ) Panorama succinct de la situation politique et économique actuelle
La financiarisation et l’internationalisation de l’économie est le phénomène majeur de ces deux dernières décennies, lequel consiste en le développement des marchés financiers transnationaux, c’est-à-dire d’une sphère marchande où s’échangent des produits financiers qui ne sont pas rattachés aux activités de production, de commercialisation ou de consommation.
Cette prédominance de la finance mondialisée sur l’économie réelle, productive, a entrainé un certain nombre de conséquences. D’une part, la recherche de taux de profitabilité excessivement élevés, associée à la représentation des salaires sous leur seul aspect de coût de production et à un dumping salarial de pays à faible coût de main d’œuvre en régime libre-échangiste, a provoqué une dépression salariale généralisée, une perte de pouvoir d’achat (de demande solvable) et à son remplacement par un mécanisme d’endettement non maîtrisé (dilution « illusoire » des risques par le mécanisme de la titrisation notamment). D’autre part, les risques pris sont à la mesure de la taille colossale de ces marchés financiers et les dérapages et dérives sont désormais susceptibles de créer des crises majeures, comme celle des subprimes en 2008, et potentiellement un risque systémique (donc de l’ensemble de l’économie de la société concernée).
Nous avons ainsi affaire à une problématique d’intérêt général sur un bien public fondamental (la monnaie). En toute bonne logique, il appartient aux citoyens d’un pays démocratique de s’occuper directement et/ou par ses représentants élus de la bonne marche de ce service public. Dans ce cadre, le présent Collectif a été institué.
II) Philosophie du Collectif CERBERES
Le Collectif CERBERES établit le constat évident que les épargnants sont également des travailleurs et que les travailleurs sont également des épargnants. Il n’est pas raisonnable de penser que les intérêts des uns (épargnants) puissent être contraires aux intérêts des autres (travailleurs), ou vice-versa, puisque ce sont les mêmes personnes qui sont concernées.
Le principe d’action de CERBERES est de créer les conditions favorables au changement du système afin de le rendre tel que nous le souhaitons : au service de l’économie réelle et des travailleurs-épargnants, définanciarisé et complètement retiré de l’étreinte spéculative. Des instruments de pression et la construction d’alternatives seront employés pour arriver aux fins auxquelles le collectif est destiné et qui est sa raison d’être. Ce mouvement s’inscrit dans le champ politique et démocratique. Il s’intègre dans un cadre de rapport de forces légal et légitime.
La vocation de CERBERES est de mener les actions détaillées en IV) jusqu’à ce que les revendications énoncées en III) aient trouvées une concrétisation juridique (directives européennes, lois, décrets ou tout autre document contractuel susceptible d’être porté devant des instances administratives ou judiciaires…). Il n’a pas vocation à se satisfaire de promesses de réformes (a fortiori électorales ou pré-électorales) ni des fausses « bonnes excuses» (solutions globales à un problème global) servant dans les faits à maintenir le statu quo, lequel n’est plus ni tenable ni acceptable. Ainsi, il maintiendra lesdites actions, voire en accentuera leur ampleur, jusqu’à complète satisfaction de ses revendications.
Il vise à rassembler en son sein un maximum d’épargnants susceptibles de participer librement à la mise en œuvre de tout ou partie des actions qu’il entend mener.
III) Revendications du Collectif CERBERES
Les réformes pour lesquelles milite ce collectif font écho aux propositions déjà élaborées par nombre d’économistes reconnues, relayées par un certain nombre de politiques de premier plan et qui sont les suivantes :
- Interdiction des bonus des traders
- Interdiction des retraites-chapeaux
- Interdiction des opérations de gré à gré
- Interdiction du hors-bilan
- Suppression de la cotation en continu, retour au fixing quotidien
- Démantèlement progressif des fonds de pension
- Interdiction des Hedge funds
- Séparation des banques commerciales (de dépôt) et des banques d’investissement (d’affaires)
- Interdiction des agences de notation
- Suppression de la titrisation
- Saisie des fonds déposés dans des paradis fiscaux
- Renforcement des prérogatives et des moyens des autorités de contrôle
IV) Actions à engager par les membres du Collectif CERBERES
CERBERES propose un certain nombre d’actions susceptibles de renverser le rapport de forces actuel et permettre la réforme du système dans un objectif d’une économie au service de l’humain.
1- Le transfert massif de comptes bancaires de banques inscrits dans le système actuel vers des banques coopératives et citoyennes.
C’est le principe de l’initiative lancé par le député Européen Pascal Canfin (Europe Ecologie-Les Verts) et le collectif "Sauvons les riches", avec le site internet "jechangedebanque.org", initiative destinée à transférer "notre argent des banques les plus nuisibles vers celles les plus recommandables (citant en exemple la Banque postale, le Crédit coopératif et la Nouvelle économie fraternelle (Nef))".
2- Retrait quotidien, massif et coordonné d’argent liquide.
Le but de cette action est de mettre le système bancaire « sous pression » en tendant l’approvisionnement en cash. Si 1 à 2 millions de personnes retirent 200 euros tous les jours entre midi et 14 heures (quitte à redéposer ces 200 euros sur leurs comptes le soir ou le lendemain même), les banques connaîtraient des tensions quotidiennes de fourniture d’argent liquide. Cela permettrait une meilleure écoute des revendications portées par le Collectif.
3- Opérations médiatiques de « micro-bankrun » ou de bankrun « pour de faux ».
Cette action doit engendrer le buzz médiatique. Le principe est le suivant : à Paris et dans chaque grande ville de France, un samedi, plusieurs centaines de personnes (par site) se rassembleraient devant les agences bancaires les plus en vue et les mieux situées afin de symboliquement retirer 50 euros, dans un ersatz de bankrun (en fait un happening avec diffusion du message de réforme radical du système et exhibition « bon enfant » des 50 euros aux caméras de télévision comme message visuel). L’idée est de marquer les esprits (banques envahies par les gens) et d’envoyer un signal fort aux dirigeants des grandes banques et aux responsables politiques en place ou susceptibles de l’être.
4- Extension de cette initiative à d’autres citoyens-épargnants d’Europe. Trouver des relais dans différents pays stratégiques.
Nous sommes dans une stratégie nationale autant qu’internationale. Plus nos actions et nos revendications seront relayées dans l’espace européen, mieux notre combat sera à même de porter ses fruits dans des délais raisonnables.